Imaginez : vous avez un jour un accident assez grave. Vous avez besoin de sang pour compenser les hémorragies subies. Vous serez, je suppose, sauf stupides raisons religieuses (mais là, c'est votre problème), heureux de recevoir du sang d'une tierce personne afin d'avoir la vie sauve ou éviter toute complication.
Et bien dites-vous que c'est exactement la même chose pour les autres personnes : elle seraient elles aussi heureuses de recevoir votre sang. Le geste est simple, il suffit simplement de se rendre dans un centre de don, et de « perdre » entre dix minutes et une heure trente selon le type de don : 10 minutes pour un don de sang de 450ml (soit un peu moins de 10% du volume sanguin total), 45 minutes pour un don de plasma (le plasma est séparé du reste du sang, qui, lui, est rendu au donneur), 1h30 pour un don de plaquettes (les plaquettes sont séparées du reste du sang, qui, lui, est rendu au donneur). Le don du sang effectué, il ne reste comme simple trace que pansement couvrant la zone de piqure. Enfin, le donneur se voit offrir une collation afin de reconstituer rapidement les concentrations de nutriments perdues lors du don. Il est ensuite possible de reprendre une activité normale, à l'exception de sports dangereux, et conseillé de boire régulièrement pour faciliter la reconstitution du volume de plasma perdu.
En revanche, il existe des cas où il est interdit de donner de son sang :
- Si vous avez une maladie bénigne en cours (grippe, rhume, angine). Si par hasard, la maladie se déclare dans les jours qui suivent le don (donc celui-ci ayant eu lieu pendant la période d'incubation), il faut contacter le centre de don afin que celui-ci détruise le sang que vous avez donné.
- Si vous avez une maladie grave et contagieuse, comme SIDA, hépatite ou autre.
- Si vous avez une maladie auto-immune :thyroïdite de Hashimoto, leucémie, ou autre.
- Si vous êtes homosexuel, mais masculin uniquement (les lesbiennes n'étant pas concernées).
Concernant ce dernier point, la raison invoquée est que les homosexuels ont statistiquement plus de comportement à risque que les autres catégories. La but avoué est louable (limiter les dons de sang susceptible de transmettre des maladies graves), mais la méthode est plus que maladroite : si je suis homosexuel se protégeant à chaque rapport, je ne peux pas donner mon sang; en revanche, si je suis hétérosexuel ayant des comportements à risque, pas de problème, il me suffit de mentir pour pouvoir donner mon sang.
Un site sur le don du sang est disponible sur http://www.dondusang.net
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