Anciennes expressions, employées dans la famille (je les tiens principalement de mes grands-parents)
- Ah! Tu me fais un drôle de <quelque chose> toi! : à celui qui raconte des idioties sur <quelque chose>. Exemple : « Maman ! Et si les indiens ils nous attaquaient ?! Ah, tu me fais un drôle d'indien toi ! Tais-toi donc et mange ta soupe. »
- Il fait l'âne pour avoir du son : il fait son intéressant pour se faire remarquer.
- Je vais aller garder la chèvre (parfois suivi de : attachée à un piquet) : je vais aller faire la sieste pour digérer (se dit après un gros repas).
- Sept jours dans un fossé (derrière un fagot) sans manger, et tu le trouverais bon : à celui qui rechigne à manger ce qu'il y a dans son assiette.
- Tu as peur que les boches viennent le prendre dans ton assiette ? : à celui qui mange vite, sans déguster (pas besoin de chercher longtemps pour voir de quelle époque date l'expression).
- Tu ne vas pas me plaindre <quelque chose> : à celui qui essaye d'économiser sur <quelque chose>. Exemple : « Tu ne vas pas me plaindre le pain » à celui qui hésite à prendre du pain, pensant qu'il va manquer à celui qui offre.
Expressions diverses
- Il pèse les figues : il s'endort assis (rapport au balancement de la tête de bas en haut lors de l'endormissement, comparé à une balance). Cette expression m'a été rapportée par un ami après un voyage au Maghreb.
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Commentaires
J?aime beaucoup l?âne et le son.
David LatapiePour les Sept jours dans un fossé, j?ai eu droit à Tu verrais si c?étais la guerre (avec un arrière-grand-père poilu puis résistant, forcément?)
En parlant de Maghreb, le terme « gazelle » n?a pas au Maroc la connotation presqu?injurieuse qu?il a ici.
Moi celle que j'adorais et que je pensais comprise partout et par toutes et tous jusqu'à ce que je quitte ma Sarthe natale pour monter étudier à la capitale c'était "ça te va comme un tablier à une vache" (donc pas du tout).
Cécile de Quoide9